La nouvelle norme de l’Organisation de normes en santé (HSO) intitulée Imagerie diagnostique (HSO 42002:2019) place les besoins des usagers au cœur des services, en répondant non seulement aux besoins de diagnostic, mais aussi en veillant à leur bien-être global, affirme Yamama Tamim, membre du comité technique de HSO.

Yamama Tamim

Yamama Tamim, membre du comité technique de HSO

« Il ne s’agit pas seulement de techniques de diagnostic », déclare Mme Tamim. « Il est question de la sécurité des usagers et aussi de l’importance accordée à la façon dont les prestataires interagissent avec eux. Cela donne véritablement une place centrale à ces sujets. »

Elle ajoute que la nouvelle norme permettra également aux prestataires de s’assurer qu’ils subviennent aux besoins des usagers de manière sécuritaire et efficiente.

« Nous avons consulté les médecins qui requièrent ces diagnostics », indique Mme Tamim. « Ainsi, avant même d’aborder la question du niveau de procédure, nous demandons comment ces services devraient répondre aux besoins de la population. »

Cet hiver, HSO a ouvert un examen public, ce qui a permis à des membres du public, à des prestataires de services et à des experts de se prononcer sur les changements proposés concernant la norme Imagerie diagnostique existante.

La nouvelle norme révisée favorise une approche intégrée des services d’imagerie diagnostique dans les contextes où les prestataires de ces services travaillent avec les professionnels de la santé qui aiguillent les usagers en vue d’offrir les services et de les améliorer.

La nouvelle norme, qui sera publiée au cours des prochains mois, est une norme pancanadienne qui sera appliquée partout dans le monde.

Mme Tamim, qui compte de nombreuses années d’expérience en administration des soins de santé et diagnostics en laboratoire, fait partie du comité technique d’imagerie diagnostique de HSO qui a élaboré la nouvelle norme.

Mme Tamim déclare qu’elle s’est intéressée aux normes et à l’amélioration de la qualité après avoir vu une erreur procédurale alors qu’elle travaillait dans un laboratoire.

« À la suite de cet événement, j’ai travaillé avec le laboratoire afin de mettre des mesures en place pour l’entretien préventif », dit-elle. « C’est à cette occasion que j’ai commencé à accumuler de l’expérience pour la qualité. »

Elle note qu’elle voulait se joindre au comité technique de HSO pour avoir la possibilité d’exploiter sa propre expérience et de contribuer à la création des exigences de la nouvelle norme.

« Je pense que le processus du comité technique est très important parce qu’il réunit un large éventail de personnes qui ont une expérience de travail avec ces services à différents niveaux », affirme-t-elle.

Mme Tamim ajoute que le comité technique permet à chacun de prendre part à une importante conversation, qu’il s’agisse d’experts, de prestataires ou d’usagers.

« Vous avez le point de vue de toutes les personnes qui interagissent avec ces services. Cet échange permet qu’aucun domaine ne soit omis pendant l’élaboration des modifications de la norme », dit Mme Tamim.

Elle fait remarquer que ce qu’elle préfère en tant que membre du comité est de participer à cette conversation ouverte et positive et au processus constructif d’échange.

« Il s’agit vraiment d’échanger avec des personnes qui possèdent différents niveaux d’expérience », déclare-t-elle. « Personne n’a été malmené. C’était une occasion d’échanger. »

Mme Tamim dit qu’elle recommande une participation au comité technique à toute personne qui a des interactions dans la sphère des soins de santé.

« C’est une excellente façon d’évoluer dans votre carrière », indique-t-elle. « Le processus vous apprend vraiment à écouter les autres et à travailler à un objectif qui ne concerne pas votre succès propre, mais celui de toute une communauté. »

Mme Tamim note que des personnes de tous les domaines du système de soins de santé devraient s’impliquer dans la création et l’examen des normes.

« HSO rassemble les gens », déclare Mme Tamim. « Les gens devraient participer aux processus et donner des commentaires afin que les besoins de tous puissent être représentés. »

Mme Tamim ajoute que la rétroaction et la participation des usagers concernant l’élaboration de processus et de normes de santé sont très importantes.

Elle dit que l’usager est celui qui utilise de fait les services ou les processus qui sont mis en place.

« Comment savez-vous que toutes les mesures que vous avez mises en place vont changer quoi que ce soit? L’usager peut vous dire si une chose fonctionne ou si vous devriez essayer autre chose », affirme Mme Tamim.

Voulez-vous faire une différence et contribuer à façonner l’avenir de ces services de santé et des services sociaux au Canada et dans le monde entier?

Si vous détenez une expérience significative en matière de santé ou de services sociaux, vous devriez penser vous joindre à l’un des comités techniques de HSO.

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