Rosewinter Kodzwa

Rosewinter Kodzwa, coprésidente du comité technique des Programmes d’éducation en santé

Rosewinter Kodzwa a participé à de nombreux comités techniques avec HSO et est la coprésidente du comité technique des Programmes d’éducation en santé. Mme Kodzwa est une examinatrice du programme de formation continue de la Société américaine des technologues en radiologie (American Society of Radiologic Technologists, ASRT). Elle a participé à l’éducation sanitaire pendant la majeure partie de sa carrière.

« J’ai grandi au Zimbabwe et observé ma mère, qui était infirmière. Je lui rendais visite et je voyais la façon dont elle prenait soin des gens. Il n’est donc pas surprenant que je m’intéresse aux soins de santé! »

En tant que technologue en IRM agréée, Mme Kodzwa a suivi un programme d’enseignement en radiographie en milieu hospitalier à l’Université d’Iowa aux États-Unis.

« J’ai continué à être employée comme technologue pendant 12 ans avant de quitter le travail clinique en 2015 », indique Mme Kodzwa.

En 2010, Rosewinter Kodzwa a commencé à travailler pour une association professionnelle de médecins en radiologie, le Collège américain de radiologie (American College of Radiology, ACR). Pendant cinq ans, de 2010 à 2015, elle a travaillé en tant que visiteuse d’hôpitaux au sein d’une équipe de radiologues et de physiciens médicaux pour le compte du gouvernement fédéral américain. Elle a également été membre du comité sur les médicaments et les produits de contraste et a examiné la formation médicale continue des médecins.

« Actuellement, je travaille dans le département universitaire avec un accent particulier sur les services de formation continue et la conformité », indique-t-elle.

Elle écrit également des articles professionnels examinés par les pairs, ce qu’elle trouve stimulant et apprécie beaucoup.

« Quand je compile mes expériences professionnelles, je constate que j’ai eu la chance d’en avoir vu tous les aspects. Je comprends chaque étape en passant d’étudiant éventuel à étudiant en formation pour devenir un professionnel. J’ai aussi formé des étudiants de tous les types de milieux, je vois donc ce qu’ils voient. Lorsque je pars en vacances à l’étranger, j’ai une habitude de longue date où je visite souvent des hôpitaux pour observer et discuter avec des professionnels paramédicaux et des étudiants de la façon dont la formation et la pratique en matière de soins de santé se comparent à l’échelle mondiale. »

« Quand j’étais gestionnaire des normes de pratique à l’ASRT et à l’ACR, j’avais personnellement fait l’expérience des inquiétudes des étudiants et des professionnels de la santé. C’est donc une bonne expérience de coprésider ce comité technique des programmes d’éducation en santé », ajoute-t-elle.

L’ASRT soutient les étudiants à de nombreux égards, à savoir qu’elle les conseille et les oriente en matière d’éthique et de conseils légaux en tant que professionnels de la santé en devenir.

Rosewinter Kodzwa s’est jointe au comité technique des programmes d’éducation en santé en 2018 avec beaucoup d’enthousiasme.

« Quand j’ai postulé pour la première fois à ce poste, de nombreux comités étaient ouverts. J’ai délibérément choisi celui-ci. Je crois personnellement que dans TOUT domaine, il est bon de commencer par de solides bases didactiques. Le meilleur moyen de contribuer à la qualité des soins de santé est de participer et d’investir dès le début. Commençons par les étudiants. »

Elle indique que ce comité a dû travailler dans un contexte particulier.

« Cette norme diffère des autres en ce sens qu’il ne s’agit pas encore d’un milieu professionnel. Cette norme est conçue pour aider les étudiants dans leurs programmes éducatifs. L’objectif est de nous assurer que nos futurs professionnels commencent avec une base solide dans TOUS les milieux, qu’il s’agit d’établissements ruraux, d’hôpitaux ou de petites cliniques. Nous nous efforçons de faire en sorte que tous les élèves acquièrent la même conscience, peu importe leurs spécialités, grâce à des normes bien rédigées. »

Elle croit que, quels que soient leurs antécédents, « ils peuvent profiter d’une éducation de qualité grâce à ces normes ».

Mme Kodzwa estime que la qualité des soins de santé obtenue grâce à une éducation complète est la contribution déterminante de sa carrière.

« Comme ma mère, qui était une enseignante devenue infirmière, je profite de ma passion pour enseigner, et ce comité m’a accordé une très belle occasion de le faire. »

La passion et le dévouement de nombreux experts peuvent parfois entraîner des processus qui prennent plus de temps que prévu.

« C’est vraiment tout à l’honneur de HSO d’avoir permis à notre comité technique des programmes d’éducation en santé de prendre le temps pour faire le travail. Nous avons pu être transparents et examiner avec soin tous les aspects de cette norme. Nous voulions rendre justice à cette norme. »

Mme Kodzwa explique que le comité a commencé par employer un document de l’Association médicale canadienne (AMC) publié en 2014, mais il voulait faire plus que simplement mettre à jour son contenu; il souhaitait réévaluer la meilleure façon de soutenir l’éducation en matière de soins de santé dans le contexte d’aujourd’hui.

« Nous ne cherchions pas seulement à modifier certaines choses; nous nous demandions aussi comment ça pouvait se traduire dans la pratique. En tant qu’utilisateurs, experts et représentants d’associations professionnelles, nous avons pu transformer l’ancien document de l’AMC en une norme pratique et réalisable visant à améliorer la qualité et la sécurité. Et les commentaires du public jusqu’à présent indiquent que cela fonctionne! »

Les thèmes principaux de la nouvelle norme sont les soins centrés sur les personnes et l’innovation.

« En tant que membres du comité, nous avons vraiment cru en l’importance des soins centrés sur les personnes et les avons intégrés à tous les services que nous avons considérés. Nous avons invité un consultant à venir nous éclairer sur les éducateurs d’usagers, et cela se reflétera dans le format de cette norme. Nous avons convenu que le partenariat avec les usagers s’alignait avec toutes les initiatives futures en matière de soins de santé. Les usagers et les familles ont voix au chapitre, ils ont simplement besoin d’être entendus », explique Mme Kodzwa.

En ce qui concerne l’inclusion de l’« innovation », elle note ce qui suit : « C’était un nouveau thème qui a été ajouté à la norme, mais nous avons estimé qu’il était crucial, car le mot lui-même suggère que la gestion du changement est impérative. »

Lorsqu’on lui a demandé la raison pour laquelle les normes étaient importantes, Kodzwa a affirmé ce qui suit :

« Une norme est un repère, un point de départ. Elle détermine si la position de l’organisation est satisfaisante et s’il existe un moyen de faire mieux. Lorsqu’elle est appliquée, elle confirme que le système, l’organisation ou le programme fonctionne. En outre, c’est un moyen de réduire les variations provenant des différents acteurs des soins de santé. »

En ce qui concerne l’éducation, les normes garantissent que les programmes incluent les pratiques exemplaires et, tout comme des protections sont en place pour les usagers, elles permettent également à l’étudiant d’être entendu et protégé.

« Les normes sont la seule chose que je connaisse qui rassemble ces composants pour profiter à la fois à l’étudiant et à l’usager. »

Rosewinter Kodzwa, consciente de l’importance croissante du partenariat avec les usagers, déclare que c’est l’avenir des soins de santé.

« Je me tiens au courant des initiatives de l’Organisation mondiale de la santé et du programme Healthy People, qui ont une portée mondiale, et je sais que leur objectif est de promouvoir les soins centrés sur les personnes. Je suis très heureuse que HSO ait adopté cette approche. À partir de la version précédente, notre norme relative aux programmes d’éducation en santé comprend quatre termes clairement définis et centrés sur les personnes : usager, engagement de l’usager, partenaire de l’usager et soins centrés sur les personnes. Nous intégrons ces termes tout au long de la norme et nous croyons que c’est l’avenir des soins de santé. »

La coprésidente du comité est optimiste quant à l’avenir des soins centrés sur les personnes.

« Historiquement, nous n’incluions pas l’usager, mais nous ouvrons ces voies de communication maintenant. »

Mme Kodzwa ajoute que HSO a été un chef de file dans ce domaine.

« Ce qui est unique au sein de notre comité technique de HSO, c’est la manière dont nous avons inclus la voix de l’usager dans notre discussion. Lorsque j’entends leurs points de vue, pendant que nous, les professionnels et les organismes de réglementation, formulons des recommandations, il est vraiment enrichissant d’observer la façon dont ils sont reçus. La courbe d’apprentissage a été assez élevée pour moi; bien que j’aie participé à l’établissement de normes auparavant, les usagers y participent maintenant et je reconnais à quel point c’est crucial. »

Elle remarque que la contribution experte de l’usager fait une différence.

« Nous avons modifié certaines de nos délibérations en fonction de ce que nous avons entendu de la part des usagers au sein de ce comité. »

Dans l’ensemble, la coprésidente a estimé que le comité technique des programmes d’éducation en santé était une « équipe d’experts bien conçue ».

« Je suis impressionnée par tous les membres du groupe. Personne n’a eu peur de faire part de ses préoccupations. HSO a répondu à ces préoccupations avec transparence et patience. Ce travail est important et cette norme englobe plusieurs professions. C’est comme si les 13 programmes d’éducation en santé et de services paramédicaux s’étaient réunis par l’entremise de notre comité. »

Elle a ajouté : « Nous sommes reconnaissants du temps et de la compréhension qui nous ont été accordés, car nous sommes redevables et responsables en tant que membres du comité pour ce que nous avons publié et nous voulions être satisfaits du résultat. »

Être membre d’un comité technique, est-ce pour tout le monde? Probablement pas. Voici ce que la coprésidente avait à dire sur la responsabilité et le privilège d’être membre d’un comité.

« Les comités de normalisation doivent faire preuve d’éthique. Vous devez être honnête avec vous-même en ce qui concerne les raisons pour lesquelles vous souhaitez participer. Il ne s’agit pas de faire avancer votre programme et vos idées. Je suis douée d’une propension et d’une compréhension naturelles de l’éthique, ce qui signifie que faire partie de ce comité était une chance de me concentrer sur ce que j’aime faire, c’est-à-dire faire une différence notable dans la qualité des soins prodigués aux usagers. »

Mme Kodzwa note à quel point le travail en comité peut être enrichissant.

« L’avantage est que nous faisons une différence très importante grâce à une organisation comme HSO, puisqu’elle touche la population canadienne! »

Bien sûr, il y a également des avantages professionnels.

« Avoir l’honneur d’être membre d’un comité, c’est aussi une bonne façon de bâtir un CV. Ma propre carrière en a profité. Les gens font confiance et accueillent bien ma voix et mes réflexions sur la qualité et la conformité des soins de santé à travers le monde », a-t-elle remarqué.

Voulez-vous faire une différence et contribuer à façonner l’avenir de ces services de santé et des services sociaux au Canada et dans le monde entier?

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Examen public de la norme relative aux programmes d’éducation en santé : Du 10 juin au 9 août

Le brouillon de la norme de services paramédicaux est PUBLIÉ; veuillez prendre 15 minutes pour l’examiner. La prestation de soins de santé durables et de qualité commence en donnant aux étudiants une base solide. Votre rétroaction est importante pour nous aider à améliorer la norme finale.

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