« La nouvelle norme de télésanté pourrait faire en sorte que la télésanté devienne davantage la règle à travers le système des soins de santé », selon la Dre Laura Lee Copeland, experte du comité technique de HSO. « Les soins de santé doivent désormais être assurés de cette façon. »

Dre Laura Lee Copeland

Dre Laura Lee Copeland

En décembre, HSO a présenté la nouvelle norme de télésanté (HSO 83001:2018 – Télésanté) – une norme pancanadienne du Canada qui sera appliquée partout dans le monde.

La norme a été élaborée en réaction à l’émergence de la télésanté comme mode de prestation de services important et viable.

La Dre Copeland fait observer qu’avec la télésanté, la distance devient moins importante, ce qui permet aux usagers d’être facilement en contact avec la bonne expertise.

« C’est formidable », indique-t-elle. « Grâce à la télésanté, nous pourrons mieux répondre aux besoins des gens sans leur faire subir les inconvénients des déplacements inutiles. »

La Dre Copeland, médecin et spécialiste en informatique médicale depuis plus de 15 ans, est membre du comité technique de santé technohabilitée de HSO, lequel a travaillé sur l’élaboration de la norme. Elle est également urgentologue, pratique la psychothérapie médicale, et occupe la fonction de dirigeante principale de l’information médicale pour Healthtech Consultants.

Elle indique que le processus du comité technique est important, car il permet de réunir tous les intervenants en vue de définir l’avenir des soins de santé.

« Il faut le point de vue de tout le monde, car celui-ci orientera les priorités et les lignes directrices pour les organismes dans l’avenir. Il faut s’assurer d’aller dans la bonne direction. »

La Dre Copeland mentionne que la partie qu’elle a préférée du processus du comité technique – hormis la présentation d’une nouvelle norme dans sa version finale – était le rassemblement de tous les membres du comité technique pour travailler ensemble à Ottawa.

Les comités techniques de HSO réunissent des usagers, des membres des familles, des médecins, des administrateurs de services de santé, des intervenants du gouvernement et des services de santé ainsi que des chercheurs, dans le but de travailler sur des normes qui amélioreront les services de santé et les services sociaux au Canada et partout dans le monde.

« Nous étions tous à la même table, où nous avons appris à nous connaître et échangé nos points de vue et nos expériences », dit Dre Copeland. « Nous sommes amenés à travailler avec un groupe de personnes différentes qui ont des points de vue que vous n’avez peut-être pas rencontrés dans votre travail quotidien. »

La Dre Copeland indique qu’elle a voulu se joindre au comité technique après que certains employés de HSO eurent visité son lieu de travail, l’hôpital numérique Humber River à Toronto, en Ontario.

« J’étais très emballée par les types de sujets que nous abordions et d’avoir l’occasion de m’asseoir avec des personnes de tous horizons qui sont aussi profondément intéressées par ce sujet. »

Elle ajoute que faire partie du comité technique a été pour elle un « privilège incroyable ».

« Je crois que, à bien des égards, les personnes qui contribuent à orienter les activités futures grâce à ces efforts portent d’énormes responsabilités. »

La Dre Copeland est une ardente défenseure de l’adoption de la technologie dans les soins de santé, elle qui a travaillé dans des régions éloignées du Canada et qui a appris à connaître les défis auxquels sont confrontées les communautés qui y vivent.

« J’ai travaillé dans une clinique où il n’y avait même pas d’ordinateur. » Elle indique que, pour servir efficacement les usagers, elle devait parfois, une fois revenue à la maison le soir, chercher des renseignements sur son propre ordinateur et faire un suivi avec les usagers au téléphone des heures plus tard. « Je crois qu’il s’agissait de ma première expérience en télésanté! »

De plus, la Dre Copeland possède une vaste expérience du point de vue de l’usager, puisque plusieurs membres de sa famille sont atteints d’hémophilie.

Elle fait remarquer que, lorsqu’on discute de l’évolution des soins de santé ou d’un service aux usagers, il est important que des usagers soient à la table. « Au bout du compte, c’est le service à l’usager qui importe. »

Elle ajoute que les usagers pour qui le système de soins de santé est nouveau apportent aussi un éclairage utile, puisqu’ils sont en mesure de repérer les failles dans les directives ou dans l’échange de renseignements.

« Les usagers qui ne sont pas habitués au système peuvent repérer les failles liées à l’orientation dans le système de soins de santé. Lorsqu’on y évolue au quotidien, il est facile d’oublier à quel point le système peut être terrifiant. »

Depuis 2017, HSO s’affaire à inclure les usagers dans tout ce qu’elle fait. À HSO, les usagers sont des partenaires actifs au sein de l’organisation et siègent également aux comités techniques pour s’assurer que le point de vue des usagers est toujours mis en évidence.

À Agrément Canada, organisme affilié de HSO, les usagers jouent le rôle de visiteurs et participent activement au processus d’agrément.

La Dre Copeland indique que si des personnes sont passionnées par un certain sujet lié aux soins de santé et prêtes à faire part de leur expertise, celles-ci devraient se joindre à un comité technique.

« Elles devraient être impatientes de rencontrer de nouvelles personnes, d’échanger leur expérience ou leur expertise, et être prêtes à travailler avec un groupe de personnes différentes. »

Pensez-vous être ou connaissez-vous quelqu’un qui pourrait être un atout pour un comité technique? Pour en apprendre plus sur les comités techniques de HSO et sur la façon de poser votre candidature, cliquez ici.

Par ailleurs, la Dre Copeland participera à une présentation sur la télésanté lors de la Conférence nationale sur le leadership en santé (CNLS) 2019, qui aura lieu à Toronto au mois de juin.

La Dre Copeland effectuera la présentation aux côtés d’Amy Pack, gestionnaire du programme des normes, et d’un collègue du comité technique, Mathieu Jackson, vice-président de la Société canadienne de l’hémophilie (SCH), au cours d’un panel intitulé Virtual Health: Impossible Without Patients – Panel Perspectives from a Patient, a Provider and a Health Sciences Specialist. Les participants auront un aperçu de la valeur ajoutée indéniable de la participation des usagers à la conception et à la prestation de services de télésanté, ce qui incitera les dirigeants du domaine de la santé du monde entier à mettre en œuvre des changements systématiques dans la façon dont ils interagissent avec les usagers.

Pour en apprendre plus sur la conférence, cliquez ici.