Paul Filiatrault, coprésident du comité technique de gestion des médicaments de HSO

Les nouvelles normes de gestion des médicaments de l’Organisation de normes en santé (HSO) soutiendront les organismes de santé dans leur parcours d’amélioration de la qualité. Elles diminueront également les probabilités d’erreurs liées aux médicaments, selon Paul Filiatrault, coprésident du comité technique de gestion des médicaments de HSO.

« Les normes révisées, qui font partie du programme Qmentum d’Agrément Canada, guideront les organismes dans leur planification des améliorations du système d’administration des médicaments qui réduiront les risques d’erreurs qui ne devraient jamais se produire », précise M. Filiatrault.

« Ces normes sont essentielles pour aider les organisations de santé à prioriser leurs décisions en matière de sécurité du système d’administration des médicaments », ajoute-t-il.

HSO est sur le point de finaliser deux nouvelles normes; la première est une norme de gestion des médicaments, et la deuxième, une norme de gestion des médicaments pour les organismes extra-hospitaliers.

Le processus d’examen public des deux normes s’est conclu le 15 juin 2018.

Paul Filiatrault est pharmacien. Il compte plus de 35 ans d’expérience clinique et administrative dans des environnements de pharmacie d’hôpital. Il est éventuellement devenu membre de l’équipe interdisciplinaire de l’unité des soins intensifs, au sein de laquelle il a contribué au lancement d’un programme de gestion des antibiotiques. Avant de prendre sa retraite, il occupait le poste de directeur régional de la sécurité des médicaments au sein d’une importante autorité sanitaire.

Son portfolio comprend l’élaboration de politiques liées à la sécurité des médicaments, la participation à l’analyse d’événements en lien avec des erreurs de médicaments ayant causé un préjudice grave et des projets impliquant la mise en œuvre d’améliorations de la sécurité, notamment la conversion du stock de dispositifs de perfusion vers des modèles normalisés, équipés d’un logiciel de réduction des erreurs de dosage accessible par WIFI, dans plus de 25 établissements de soins de courte durée.

M. Filiatrault a aussi agi à titre de visiteur d’AC pendant 10 ans, ayant pris sa retraite du domaine de l’expertise en janvier 2017.

À titre de visiteur, il a participé à des visites de l’Alberta à la Nouvelle-Écosse, évaluant des normes comme celles dédiées à la gestion des médicaments, aux soins ambulatoires, au traitement du cancer, aux soins critiques, aux soins de longue durée, à la réadaptation et aux soins primaires, au sein d’organisations de différentes tailles, allant de petits hôpitaux communautaires à d’importantes autorités sanitaires à l’échelle de la province.

En février 2017, il a accepté une invitation à devenir consultant auprès de l’Institut pour l’utilisation sécuritaire des médicaments du Canada (ISMP Canada).

Il constate que son implication au sein du comité technique de gestion des médicaments de HSO s’est présentée grâce à ISMP Canada.

M. Filiatrault affirme que la création de comités techniques par HSO renforce le processus d’élaboration et d’actualisation des normes.

Il ajoute qu’il a souhaité participer au comité technique de HSO, à titre de visiteur pour AC, puisqu’il avait vécu, dans le cadre de ses visites, certains problèmes avec des normes qui n’étaient pas claires et difficiles à appliquer.
« Si la formulation, par exemple, n’est pas claire », ajoute M. Filiatrault. « Cela entraîne une interprétation individuelle pouvant entraîner des problèmes entre les clients visités et les visiteurs. »

Il indique qu’il souhaitait aussi faire partie du comité technique parce qu’il voyait cette participation comme une occasion de combler certaines lacunes dans le système de santé en lien avec la gestion des médicaments, notamment la crise des opioïdes actuelle.
« C’est la capacité d’aider à élaborer de nouveaux critères, clarifier les critères existants et les simplifier, afin de réduire la redondance », explique-t-il. « C’est une occasion de revisiter complètement les normes et de combler les lacunes, tout particulièrement celles qui peuvent contribuer à résoudre des dilemmes en matière de santé comme la pandémie polypharmaceutique ou la crise des opioïdes. »

Selon M. Filiatrault, ce qui est le plus gratifiant, en tant que membre d’un comité technique, est d’apprendre grâce à l’expertise et aux expériences des autres membres du comité.

M. Filiatrault renchérit : « Contribuer aux normes qui améliorent la sécurité du système d’administration de médicaments et peut-être même sauver une vie serait la meilleure récompense qui soit. »

Depuis 2017, HSO et AC travaillent d’arrache-pied pour inclure le point de vue des usagers dans tout ce qu’elles font. HSO compte des partenaires usagers parmi les membres de son personnel. Des usagers sont également actifs au sein de ses comités techniques. De son côté, AC a formé 14 patients-visiteurs qui sont disponibles pour participer à des visites d’agrément depuis mars 2018.

M. Filiatrault ajoute que la voix des usagers est inestimable puisqu’ils sont le fondement de l’utilisation sécuritaire et éthique des médicaments.

« Il faut encourager les patients et leurs familles à poser des questions à propos des médicaments qu’ils prennent », affirme-t-il. « Le fait d’être un bénéficiaire silencieux augmente leur vulnérabilité à l’erreur. Écouter la ‘‘voix’’ de patients qui s’affirment, ainsi que celle de leur famille, exigera un changement important dans la culture actuelle de tous ceux et celles qui travaillent dans des établissements de santé canadiens. »

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