Les infections nosocomiales sont considérées comme une menace sérieuse à la sécurité des usagers hospitalisés. Parmi les infections du champ opératoire, celles qui découlent d’interventions orthopédiques sont jugées graves et peuvent accroître les taux de morbidité et de mortalité. Les facteurs des périodes préopératoires, peropératoires et postopératoires qui peuvent contribuer à prévenir les infections en orthopédie englobent : de bons soins de la peau avant une intervention, des soins optimaux pendant l’intervention, des taux élevés de conformité aux techniques d’hygiène des mains pendant tout le continuum des soins, le recours à des techniques aseptiques strictes lors du changement de pansement après l’opération et la réduction des complications au site de l’incision telles que les enflures. Pendant la période préopératoire, on vise une préparation efficace de la peau pour réduire le taux de bactéries chez l’usager. Ce but est atteint en faisant en sorte que les usagers utilisent une solution de douche chlorhexidine 2 %, qu’ils cessent de se raser et qu’ils subissent un test de dépistage des micro-organismes résistants aux antibiotiques comme le SARM. Au cours de la phase opératoire, l’administration d’antibiotiques prophylactiques au moment opportun s’avère essentielle pour réduire les taux d’infection. On a amélioré la pertinence du moment où l’antibiotique est administré en s’assurant que le personnel infirmier commence la perfusion quand l’usager précédent quitte la salle d’opération. La dose d’antibiotique AncefMC a été augmentée de 1 à 2 g et l’on a commencé à utiliser du ciment orthopédique chargé d’antibiotique (méthacrylate de méthyle). Il a été démontré que le contrôle de la normothermie aide à réduire les infections chez les usagers en orthopédie, de sorte que tous ont maintenant une couverture chauffante. L’hygiène des mains est considérée comme le moyen le plus important pour réduire les infections nosocomiales. Au centre Holland, le taux de conformité à cette pratique est passé de 28 % en 2008 à 85 % en 2012, et ce, grâce à de la formation, un meilleur accès aux postes de lavage des mains et aux produits de lavage des mains au point de service. De plus, tout notre personnel se conforme entièrement aux pratiques suivantes qui sont reconnus pour réduire le taux d’infection : aucun bijou porté à la main ou au bras, aucune nourriture ni boisson dans les postes de soins infirmiers. L’introduction d’un nouveau produit et d’un protocole de soin des plaies a réduit la nécessité de changer les pansements aussi souvent, a contribué à faciliter grandement la mobilité ainsi que la capacité à se doucher chez les usagers après une intervention chirurgicale, ainsi qu’à réduire les enflures autour de la plaie. Le centre Holland réalise plus de 2 100 arthroplasties totales au cours d’une année. Un processus complet est en place pour faire le suivi du taux d’infection et produire des rapports à ce sujet au cours des douze mois suivant une intervention chirurgicale. Au cours de l’année 2011-2012, le taux d’infection à la suite d’une arthroplastie de la hanche ou du genou était de 0 % (comparé aux taux visés par le National Healthcare Safety Network qui sont de 0,75 % pour la hanche et de 0,68 % pour le genou). Les données préliminaires pour l’année 2012 – 2013 démontrent que le programme a maintenu un taux d’infection de 0 % tant pour les usagers ayant subi une arthroplastie de la hanche que ceux opérés au genou. Nous nous efforçons continuellement d’améliorer la pratique tout au long de l’ensemble du processus afin d’éliminer les infections du champ opératoire chez nos usagers.

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